Donne-moi des ailes, le garçon qui murmurait à l’oreille des oies

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En 2 mots… Au premier abord, on pourrait croire que Nicolas Vannier se contente de réaliser un remake de l’Envolée Sauvage. En 1996, déjà, Carroll Ballard filmait la migration des oies sauvages à travers le personnage d’Amy (Anna Paquin) qui, pour sauver des oies orphelines, les initiait au vol à l’aide d’un ULM. Les deux films ont quelques points communs, mais celui de Vannier s’inscrit dans une thématique plus actuelle : celle de la protection de l’environnement. (Micro-)critique.

Pitch

Christian Moullec (Jean-Paul Rouve) est un scientifique spécialisé dans les oies sauvages. Son fils Thomas (Louis Vazquez) passe à contrecœur des vacances chez lui, en Camargue. Au départ boudeur et obsédé par les jeux vidéo, il finit par se rapprocher de son père et découvrir son projet fou : sauver une espèce d’oies sauvages en voie de disparition en leur apprenant un nouveau parcours de vol migratoire. Père et fils se lancent alors dans un périlleux voyage vers la Norvège.

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On en pense quoi ?

Les oies naines sont en voie de disparition. Leur parcours habituel de migration est semé d’embûches : zones de chasse non contrôlées, pollution (sonore et lumineuse notamment)… Pour sauver l’espèce, Christian calcule un nouvel itinéraire de migration, qui évite aux oies les obstacles qui les freinent. Il récupère alors des œufs d’oies naines qu’il élève avec son fils. Une fois les oies proches de l’âge adulte, le voyage vers la Norvège commence.

Christian et Thomas devront braver les interdits pour mener à bien leur mission. Et au cours du film, Thomas se retrouve seul avec l’ULM et cette responsabilité qu’il embrasse avec beaucoup de bravoure. Pour ce gamin de 14 ans fou de jeux vidéo, c’est un véritable voyage initiatique qui commence, et qui marquera son entrée dans l’âge adulte. 

Les oies, c’est mignon. Encore plus lorsqu’elles sont bébé. Et encore plus lorsqu’elles cacardent et gazouillent autour d’un Thomas ébahi, le prenant pour leur père. Vannier nous sert ici une recette qui fait mouche : des oisillons aussi adorables que duveteux, de magnifiques paysages (entre le Danemark, la Norvège et la Camargue), un père et son fils complices, quelques larmes, un peu de suspense et de bonnes tranches de rigolade. Check.

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Servie par une belle musique, une esthétique irréprochable et une très belle performance d’acteurs, émouvante, drôle et poétique, Donne-moi des ailes est une fable écologique de laquelle on sort émerveillé. Une jolie découverte, à partager en famille.

Author: Mélisande QUEINNEC

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