« Delphine et Carole, insoumuses » de Callisto Mc Nulty – Quand le cinéma documentaire se conjugue au féminisme

En 2 mots… Mardi 16 novembre 2021, en plein mois du documentaire, des ami.e.s m’ont invitée à la projection de « Delphine et Carole, insoumuses » de la réalisatrice Callisto Mc Nulty de 31 ans et sorti le 6 octobre 2021.


Pourquoi aller voir ce film ?

Un film sur l’Histoire des Femmes, du féminisme et du cinéma

Le documentaire s’inpire du travail de Carole Roussopoulos, grand-mère de Callisto et réalisatrice suisso-française, décédée en 2009. Pionnière de la vidéo, elle a réalisé plus de 120 documentaires. Elle est aussi une figure de l’histoire LGBT en Suisse.

En 2007, La Cinémathèque Française lui consacra un cycle. Le Centre audiovisuel Simone de Beauvoir poursuit sa mission. L’Association Carole Roussopoulos, dirigée par Hélène Fleckinger, créée en sa mémoire, promeut et diffuse ses films.

Près de 40 ans plus tard, Callisto McNulty, petite-fille de Carole, décide de remettre en avant ce travail filmé.

L’amitié entre Delphine Seyrig (actrice et réalisatrice française, qui a joué notamment dans « Peau d’Âne » ou encore dans les films de Luis Buñuel, Marguerite Duras, Alain Resnais, François Truffaut…) et Carole prouve encore une fois que le militantisme féminisme a toujours été d’actualité.

Ces deux militantes se sont battues dans les années 1970 pour le droit des Femmes et créent le collectif Insoumuses avec Nadja Ringart et Ioana Wieder.

Entre interviews d’époque et images d’archives des métrages des Insoumuses, tout en passant par les films majeurs de la carrière de Delphine Seyrig et des rôles qu’elle a choisi d’incarner, le film donne à voir la puissance et l’irrévérance de la rencontre entre ces deux femmes, qui partagaient valeurs, complicité, sororité et sympathie.

« Ma caméra est là pour ceux qui ont juste le droit de la boucler » – Carole Roussopoulos

Donner la parole aux femmes prostituées, aux actrices à qui l’on demande de se faire « fracturer la machoire » pour mieux ressembler aux stéréotypes hollywoodiens…

« Demander l’impossible, le formuler, le faire savoir, le rendre visible : voilà bien ce qui lie les deux complices en vidéo et leurs amies du collectif. Il ne s’agit pas de jouer les donneuses de leçons mais d’écouter et de relayer la parole et les aspirations de celles qui se réveillent à la vie, qu’elles fassent partie du Mouvement de libération des femmes ou pas.  Des slogans rieurs (‘Une femme sans homme c’est comme un poisson sans bicyclette’) aux initiatives scandaleuses (le dépôt d’une gerbe au pied de l’Arc de triomphe en hommage à la femme du soldat inconnu) en passant par la publication à la Une de ‘France-Observateur’ du Manifeste des 343 salopes (les signataires, dont elles sont, déclarent publiquement ‘avoir avorté, un acte alors puni par la loi) »

(Source : Le Café pédagogique, l’Expresso)

Tout ceci pour et par les femmes. Alors merci.


Retrouvez la bande-annonce ici.

Sois belle et tais-toi ! – Jane Fonda

SCUM Manifesto – Valérie Solanas (1967)

Maso et miso vont en bateau (Les Insoumuses, 1976)

« Le Manifeste des 343 salopes » 

Author: Sophie CALDAGUES

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